jeudi 29 novembre 2007

Je vais bien, ne t'en fais pas !

Hier je n'ai rien acheté.
J'avais la patate. Mes filles étaient adorables. Ma femme magnifique. Mes collègues ont fait les cons tout la journée. Il n'y avait pas d'embouteillages. Le soleil était radieux. L'air pur. J'ai écouté un disque terrible (Le Loup : "The Throne Of The Third Heaven Of The Nations' Millenium General Assembly", Talitres Records). On a mangé une caponade à se taper le cul parterre ... Bref, le genre de journée bénie comme on en fait rarement. Qui vous fait voir la vie en rose et vous gonfle le moral à bloc pour les 3 mois à venir. Le panard, pointure 52 minimum.
Et je n'ai rien acheté. J'ai pas dépensé un kopeck.
Oui, oui, messieurs les journalistes, mesdames les politiques, messieurs les politistes, mesdames les journaliques, z'avez bien entendu. J'ai pas claqué un centime lors de cette formidable journée. D'ailleurs j'arrivais pas bien à savoir si c'est parce que je nageais dans le bonheur que j'ai rien dépensé, ou si c'est en partie parce que j'avais rien dépensé que je me sentais si bien. Ma sagesse de normand (que je ne suis pas) scientifique (que je suis un peu) a trouvé pour moi : ni l'un ni l'autre. Puisque les deux phénomènes ne présentent absolument aucune corrélation. C'est une évidence ... qui n'en était plus une tant on veut nous faire croire le contraire. Tant on nous martèle les oreilles avec le moral de la ménagère de moins de 60 ans (et oui, elle a pris dix ans avec l'augmentation de l'espérance de vie ;o)) qui commande son caddie.
Allez, Raymonde, te laisse pas embobiner. Toi non plus Robert. T'as remarqué que les résultats sportifs sont toujours suivis par les cours du CAC 40 ? Et est-ce que t'as déjà essayé de ne pas faire le rapprochement entre le penalty raté de Trézéguet et les licenciements à Alcatel ?
Je vous dirais bien de jeter vos postes de télé et de radio, mais il y a Jules-Edouard Moustic et Bernard Lenoir dedans. Faudrait pas les abîmer ...