mercredi 4 juillet 2007

Uppercut

C'est la grande classe. C'est un condensé de tout ce que la musique m'apporte de plus exaltant. C'est comme si ma discothèque idéale avait fondu, décanté, et s'était vidé d'un surnageant superflu pour aller à l'essentiel. Difficile de lister les artistes invités à cette fusion inespérée. Nick Cave, The Smiths, Léonard Cohen, The Tindersticks, U2, ... ? Difficile et finalement sans intérêt, tant le résultat est unique et se suffit à lui même. L'effet produit est de toute façon trop fort pour arriver à l'exprimer avec de pauvres mots de dabdoub. Heureusement il existe sur Terre des individus dotés de facultés d'analyse et d'expression suffisament développés, et qui ont choisi un beau métier : chroniqueur musical. Un peu comme les artistes, on remercie parfois ces critiques de parvenir à poser des mots sur des sensations. J'ai trouvé quelques références qui donnent des éléments de réponse à la question "mais pourquoi ce foutu groupe de rock américain est-il si efficace, si attanchant, si précieux ?". On peut ainsi lire quelques critiques de Boxer, le dernier album de The National, sur le site MySpace du groupe, sur le chouette webzine Foutraque, ou encore dans un article de la Blogothèque par Furax. Et puis sur le site de la contreculture officielle bobo parisienne des inrockuptibles, un jeune femme prénommée Johanna trouve une formule jolie et juste : "A l’école, on se souvient avoir appris, sans trop comprendre, l’obscure clarté avec Corneille. Voici qu’on la saisit enfin, brillamment illustrée."

Pour le plaisir, une version style fin de petit banquet méditerranéen du titre "Start a War".